Le travail tardif en espagne : une pratique illégale au coeur de plusieurs secteurs
En Espagne, le travail tardif et la récupération du temps de repos pourraient être plus courants qu'annoncé dans certaines entreprises. Mais loin d'être une pratique recommandée, elle est en réalité interdite par la loi.
Le droit au repos garantit la santé
Conformément à l'article 34.3 de l'Estatut des travailleurs, le minimum de repos entre deux journées de travail est de douze heures. Cela signifie que si un employé termine sa journée à 22h, il ne peut pas reprendre le lendemain à 7h du matin.
Il s'agit d'une obligation légale, non d'une suggestion, destinée à protéger la santé, éviter la fatigue et réduire les risques professionnels.

Les entreprises face aux pressions et aux turnovers
Selon l'Estatut des travailleurs, la justice a récemment confirmé que prendre des congés ou faire de l'exercice pendant une période d'arrêt maladie pourrait constituer une raison de licenciement.
Il est important de noter que la journée ouvrable ne peut excéder, sauf exceptions, neuf heures de travail réel par jour. Seules les conventions collectives ou les contrats peuvent prévoir une distribution du temps de travail différente.

Les conséquences de ne pas respecter le repos
L'infraction n'est pas sans conséquences pour l'entreprise et l'employé concerné.
Les employeurs peuvent être dénoncés à l'Inspection du travail. Les salariés peuvent quant à eux revendiquer les heures supplémentaires comme telles, ce qui coûte à l'entreprise.
Ces pratiques de travail tardif et de récupération de temps de repos sont souvent associées à d'autres violations, telles que des journées de travail excédant les limites légales ou des registres d'horaux imprécis. Les coûts pour les entreprises peuvent ainsi être importants.
En France, violer les règles de la journée et des repos peut entraîner des amendes allant de 751 euros pour la plus légère infraction jusqu'à 7 500 euros pour les cas les plus graves, en fonction de la répétition ou de l'intensité de l'infraction.
Les exceptions : les turnovers et les ajustements ponctuels
La législation offre cependant des exceptions, comme le travail en équipes ou les ajustements de shift. Selon le Règlement royal 1561/1995, en cas de changement de poste, le repos interjournées peut être réduit à sept heures au maximum. Mais il doit être compensé dans les jours suivants.
Ainsi, le droit au repos n'est pas supprimé, mais simplement flexibilisé à court terme.