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6G : la course s'accélère, le 7 ghz au coeur d'une stratégie ambitieuse

La course à la 6G est bel et bien lancée, loin de susciter les spéculations d’un futur lointain. L’administration nationale des télécommunications et de l’information (NTIA) américaine, sous l’impulsion du président Trump, orchestre une stratégie de fréquences audacieuse, visant à positionner les États-Unis au sommet de cette nouvelle révolution technologique.

Un spectre de 7 ghz : la priorité indéniable

Selon un rapport de 5G Americas datant d’octobre 2024, et confirmé par des acteurs majeurs comme Nokia et Ericsson, la bande 7 GHz est l’option privilégiée pour la 6G. Cette recommandation s’inscrit dans le cadre d’un memorandum signé par Donald Trump, intitulé « Winning the 6G Race », qui ordonne une analyse approfondie des fréquences inférieures à 7 GHz, ainsi que la mise de côté de 600 MHz de spectre dans la plage de 1,3 GHz à 10 GHz pour une utilisation exclusive.

L’ntia : un chronomètre rigoureux

L’ntia : un chronomètre rigoureux

L’NTIA travaille actuellement à identifier précisément les bandes de fréquences disponibles, en examinant notamment les zones entre 7,4 GHz et 8,4 GHz où les opérateurs pourraient être contraints de se relocaliser. Un nouveau site web a été déployé cette semaine, offrant un aperçu des progrès réalisés dans l’évaluation de chaque bande. Le 7 GHz est actuellement en lice, se positionnant entre les tâches huit et neuf d’un processus d’évaluation rigoureux, l’analyse des interférences étant la prochaine étape cruciale.

Trump : une vision audacieuse

Trump : une vision audacieuse

L’obsession de Donald Trump pour la 6G, initialement exprimée dans un tweet jugé farfelu, s’avère en réalité une volonté affirmée de propulser les États-Unis vers l'avant dans le domaine des télécommunications sans fil. Il a même fixé un objectif ambitieux : la disponibilité de trois nouveaux smartphones 6G d'ici l'été 2028, lors des Jeux Olympiques de Los Angeles. Une ambition qui, bien que actuellement remise en question, témoigne d'une vision claire et déterminée.

Au-delà du 7 ghz : les autres options

Si le 7 GHz apparaît comme le favori, l’NTIA étudie également d’autres bandes, notamment les 4,4 GHz, 2,7 GHz et 1,6 GHz. La décision finale dépendra d’une analyse technique approfondie et des contraintes budgétaires. L’administration Trump a mis en place le Fonds de Relocalisation du Spectre (SRF) pour financer ces études, un processus long et complexe qui exige l’approbation du Comité Technique, de l’OMB et une notification au Congrès. Le temps presse, car le Congrès a seulement 54 jours pour financer les études pour les bandes 2,7 GHz et 4 GHz.

At&t et verizon : une vigilance indispensable

Il est impératif que des opérateurs comme AT&T et Verizon évitent de reproduire les erreurs passées, en privilégiant la couverture à la simple vitesse. C'est la leçon amère tirée du succès de T-Mobile et de son acquisition des fréquences 2,5 GHz de T-Mobile, qui lui ont permis de dominer le marché 5G aux États-Unis. La compétition est féroce et l’avenir de la 6G dépendra de la capacité des acteurs à s’adapter et à innover.