Espagne : le numéro 400, une tentative radical contre les arnaques téléphoniques
Les appels espionnants, les numéros inconnus… Les Français sont de plus en plus harcelés par des fraudes téléphoniques. Une menace qui, au-delà de l’agacement, constitue un risque sécuritaire réel.
Un nouveau code, une nouvelle arme
Le gouvernement, sous l’impulsion de Pierre Sanchez, a pris une mesure audacieuse : l’introduction d’un nouveau préfixe pour les appels commerciaux. À partir d’octobre 2026, les entreprises devront obligatoirement utiliser le « 400 » pour identifier leurs communications. Adieu les « 900 » et les « 800 », désormais relégués au passé.
Cette décision, fruit d’un travail de longue haleine, vise à lutter efficacement contre les escroqueries par SMS et les appels frauduleux, souvent issus de numéros classiques exploités par des cybercriminels. La liste Robinson, Truecaller et autres solutions de blocage sont de l’aide précieuse, mais insuffisantes face à l’évolution des tactiques des fraudeurs.

Google se mobilise contre le « sequestre du bouton retour »
La bataille contre la désinformation téléphonique prend une nouvelle dimension. Google a annoncé qu’il allait pénaliser les sites web qui trompent les internautes en « sequestrant » le bouton de retour de leur navigateur. Une mesure qui témoigne d’une prise de conscience croissante de l’impact des arnaques en ligne sur l’expérience utilisateur.
L’objectif est clair : distinguer les appels légitimes des sollicitations commerciales abusives. Si un numéro commence par « 400 », il s'agit d'une entreprise reconnue. Le non-respect de cette règle entraînera des sanctions pour les opérateurs. Une démarche sans précédent, qui pourrait transformer radicalement le paysage de la téléphonie en France.
« Nous avons tous été victimes, à un moment donné, d’un appel provenant d’un numéro que nous avons cru appartenir à un membre de notre famille ou à un ami. À partir d’octobre, nous pourrons identifier immédiatement si l’appel est commercial », explique Oscar López, responsable de la stratégie gouvernementale.

La cnmc et l’office de contrôle des télécoms seront à l’affût
En cas de non-respect de la nouvelle réglementation, les entreprises se verront convoquées devant l’Office de contrôle des télécoms ou la Commission Nationale de la Concurrence et de la Consommation (CNMC). Une sanction ferme pour décourager les pratiques abusives. L’objectif est de protéger les consommateurs et de renforcer la crédibilité des opérateurs.
Le gouvernement espère que cette initiative, intégrée au plan anti-arnaques, contribuera à une meilleure cybersécurité globale. Un pas de géant vers la protection des citoyens face aux tentatives de phishing et aux escroqueries téléphoniques qui prolifèrent en Espagne.