La société évite le risque, mais la vie nous enseigne à tomber 7 fois et se relever 8
Le psychologue italien Paolo Crepet défend l'idée que la vie nous apprend à faire face aux échecs. Selon lui, la société actuelle tend à protéger les jeunes contre tout sentiment de frustration, créant ainsi un environnement qui les empêche de développer les outils nécessaires pour affronter les obstacles.

Le rôle essentiel de l'erreur dans l'apprentissage
Crepet estime que les erreurs sont une étape incontournable dans le processus de croissance personnelle. Quand on ne fait pas d'erreurs, on ne développe pas la capacité de se relever après une chute. Les décisions malheureuses, les projets qui échouent ou les tentatives infructueuses aident à construire l'autonomie et l'adaptabilité. L'apprentissage se produit souvent à travers des essais, des corrections et de nouveaux tentatives.
Le psychiatre italien évoque ainsi la célèbre métaphore japonaise qui dit qu'il faut tomber sept fois pour se relever huit. Cette idée renvoie à la notion de résilience, c'est-à-dire la capacité de se relever après une difficulté. Crepet se réfère à cette métaphore pour souligner l'importance de la persévérance. La force personnelle ne consiste pas à éviter les erreurs, mais à avoir la capacité de continuer après celles-ci.