Phishing : 170 000 emails frauduleux quotidiennement – google alerte
170 000 emails de phishing atteignent les boîtes de réception chaque jour. C'est l'ampleur alarmante révélée par Royal Hansen, vice-président de la sécurité chez Google, dans une interview exclusive accordée à Business Insider España. Cette réalité, loin d'être une curiosité, représente une menace majeure, particulièrement en Europe.

Le phishing domine les cyberattaques européennes
Selon le rapport M-Trends 2026 de Mandiant, le phishing reste la méthode d'attaque la plus répandue en Europe, surpassant les tendances mondiales. Sur les 300 000 milliards d'emails traités quotidiennement, 170 000 sont dédiés à la fraude.
Mais l'évolution ne s'arrête pas là. L'ingénierie sociale vocale, c'est-à-dire les attaques basées sur la manipulation verbale, connaît une ascension fulgurante. Elle est désormais le deuxième vecteur d'infection initial le plus fréquent au niveau mondial, selon les données collectées lors de plus de 500 000 heures d'investigation sur les incidents de 2025. Cette tendance témoigne d'une stratégie plus interactive et plus ciblée.
La rapidité avec laquelle les cybercriminels passent d'une prise de contrôle initiale à des opérations de plus grande envergure, comme le ransomware, est particulièrement préoccupante. Les délais sont désormais réduits à moins de 30 secondes. Ce qui transforme des alertes mineures en des failles de sécurité majeures.
Le secteur de la haute technologie est particulièrement visé. En 2025, il a dépassé les services financiers, qui avaient dominé la liste pendant deux années consécutives (2023 et 2024). L'Europe est également confrontée à un changement dans les méthodes de détection : 60% des incidents sont désormais identifiés en interne, contre 40% grâce à des notifications externes en 2024.
Il convient de noter que la collaboration et la vigilance sont désormais des impératifs. La vitesse d'exécution des attaques exige une adaptation constante des stratégies de défense. L'enjeu est de taille : protéger non seulement les données, mais aussi la confiance des utilisateurs.
Le rapport de Mandiant souligne également une tendance inquiétante : les cyberattaques sont de plus en plus sophistiquées et personnalisées, intégrant des éléments d'ingénierie sociale très poussés. La sécurité ne se limite plus à la protection technique ; elle requiert une sensibilisation accrue des individus et des organisations.
La complexité croissante de ces menaces impose une réponse proactive et une collaboration renforcée entre les acteurs de la sécurité. L'évolution est rapide. L'adaptation, plus encore.