Retour des boutons : l'ascension des commandes physiques dans l'auto
- L'ère du tactile s'éloigne ?
- Un changement imminent : 2026, l'année de la rétrogradation ?
- Pourquoi ce retour aux sources ? la sécurité avant tout
- Euro ncap : des exigences renforcées
- Les marques pionnières du retour
- Polestar : l'exemple des constructeurs électriques
- Les voitures les moins affectées par la dévaluation
L'ère du tactile s'éloigne ?
On dit que tout revient. Et cette fois, les constructeurs automobiles pourraient bien se convertir à cette maxime. Plus précisément, concernant les bons vieux boutons physiques. Dans un revirement surprenant, voire inattendu, les écrans tactiles pourraient bien cesser d'être la tendance incontournable qu'ils ont été ces dernières années.

Un changement imminent : 2026, l'année de la rétrogradation ?
L'horizon 2026 semblait indiquer une voie vers la numérisation, les commandes centralisées et les surfaces épurées. Mais les designers automobiles et les organismes de sécurité envisagent un freinage significatif, un retour en arrière. Le retour des boutons physiques sur le tableau de bord des véhicules CarPlay d'Apple pourrait bien marquer cette transition.

Pourquoi ce retour aux sources ? la sécurité avant tout
Plusieurs raisons motivent ce changement. La sécurité routière est primordiale. Les écrans tactiles sont souvent source de distractions. Bien qu'ils puissent sembler pratiques en théorie, la réalité est différente. Des tâches comme la régulation de la climatisation, la lecture de musique ou l'activation de fonctions nécessitent de détourner le regard de la route, plus longtemps qu'en appuyant simplement sur un bouton. Des organismes comme Euro NCAP ont d'ailleurs mis en lumière ce problème.

Euro ncap : des exigences renforcées
Depuis cette année, pour obtenir la note maximale de cinq étoiles aux tests de sécurité, certains contrôles essentiels (clignotants, essuie-glaces, feux de détresse, klaxon) ne peuvent plus dépendre uniquement des interfaces tactiles. Qu'ils soient électriques ou thermiques, les véhicules qui ne respectent pas cette exigence risquent de perdre des points, ce qui pourrait impacter leur commercialisation.

Les marques pionnières du retour
Si la nouvelle est récente, l'idée n'est pas nouvelle. De nombreux constructeurs automobiles avaient déjà commencé à reculer face aux écrans tactiles. Volkswagen, par exemple, a reconnu récemment que trop de fonctions sur écran tactile était une erreur de conception. De nombreux nouveaux modèles de la marque corrigeront cette approche.
Polestar : l'exemple des constructeurs électriques
Même les constructeurs automobiles électriques de niche, comme Polestar, reconfigurent leurs intérieurs pour intégrer davantage d'interrupteurs et de boutons physiques. Cette décision répond aux critiques selon lesquelles les intérieurs minimalistes sont peu pratiques pour un usage quotidien. La technologie ne doit pas seulement être moderne et accessible, mais aussi sûre et confortable. Une simple refonte esthétique ne suffit pas, surtout dans l'industrie automobile.
Les voitures les moins affectées par la dévaluation
Il est intéressant de noter que certains modèles conservent bien leur valeur avec le temps. En effet, les voitures électriques et thermiques traditionnelles perdent moins de valeur que les modèles high-tech. Elles conservent jusqu'à 68% de leur prix d'origine après trois ans. Cela suggère que la simplicité et la robustesse ont encore leur place dans le secteur automobile.
