Tsmc surpasse les limites : qualcomm sur le point de dominer avec un 5 ghz

Le secteur des puces est en pleine mutation, et la domination de TSMC est indéniable. Mais une fissure émerge : un acteur majeur, HiSilicon, se retrouve isolé dans un jeu géopolitique complexe.

La course à la vitesse : 5 ghz, un nouveau standard ?

TSMC, considéré comme le fleuron des fonderies de montage (foundries) contractuelles, est le partenaire privilégié des géants du secteur – Apple, MediaTek, Nvidia, AMD et Qualcomm, pour ne citer qu’eux. La rumeur monte : le Snapdragon 8 Elite Gen 6 Pro, attendu pour la fin de l’année, ambitionne de franchir le cap des 5 GHz, une première historique.

Kurnal, via X (anciennement Twitter), a publié un graphique saisissant qui illustre l’avancée fulgurante des vitesses d’horloge. Qualcomm, Apple et MediaTek se rapprochent rapidement de cette barrière. Mais un nom est absent de cette course effrénée : HiSilicon.

Hisilicon, une enclave technologique

Hisilicon, une enclave technologique

HiSilicon, dont la propriété est inextricablement liée à Huawei, se retrouve bloqué. Les restrictions américaines, soutenues par le gouvernement néerlandais, l’empêchent d’accéder aux machines lithographiques EUV de pointe – un outil absolument indispensable pour fabriquer les puces les plus sophistiquées. L’ensemble de la Chine est interdit d’acquérir ces machines, symboles de la maîtrise de la nano-fabrication.

Smic, le remplacement ?

Smic, le remplacement ?

Huawei, privé de cet atout majeur, se doit de s’appuyer sur SMIC, le troisième fabricant mondial de puces. Ce dernier tente de combler le fossé en utilisant des techniques complexes de multi-masquage, comme le SAQP (Self-Aligned Quadruple Patterning), pour approcher la Technologie 5nm, voire la 2nm. Si SMIC parvient à maintenir ce rythme, il pourrait redéfinir les capacités de Huawei.

Bien que des rumeurs persistent sur des brevets secrets de Huawei, capables de lui permettre de produire des puces 2nm avec des machines DUV (Deep Ultraviolet) plus anciennes, ces avancées restent à prouver. SMIC, malgré ses 5,3% de parts de marché, continue d’investir massivement dans la recherche et le développement.

La différence de Technologie est frappante : le Kirin 9030, le dernier SoC de Huawei, ne parvient pas encore à atteindre les 3 GHz, un exploit déjà réalisé par les puces TSMC et Samsung.

Un marché en mutation

TSMC domine le marché avec environ 71%, suivi par Samsung Foundry (7%) et SMIC (5,3%). Malgré les défis géopolitiques, le secteur reste en constante évolution. La situation de Huawei est un révélateur : un accès aux technologies de pointe est aujourd'hui un enjeu stratégique majeur.

La capacité de Huawei à maintenir son niveau de performance, malgré les sanctions, témoigne d'une résilience impressionnante. Mais le verdict final dépendra de l'évolution du paysage technologique et de la levée des restrictions américaines, un scénario qui, pour l'instant, demeure incertain.